Et il est de plus en plus d'actualité. Voir la dernière vidéo qui fait du buzz en Chine, dont parle Pascale Nivelle dans Libé. Le pitch: une jolie chanson, toute gentille, et bourrée d'homophonies très graveleuses. Une manière de faire la nique aux autorités qui viennent de lancer une vaste campagne de lutte contre la pornographie et la dissidence sur Internet.
En théorie politique, le fait d'utiliser des jeux de mots, des sous-entendus, des allusions, ça s'appelle des "transcriptions cachées" (c'est un concept de James Scott dans La Domination et les arts de la résistance). Ces formes de discours permettent de faire passer des messages sans transgresser les règles officielles de l'énonciation publique.
Sauf que là, on en vient à titiller directement le principe même de la censure, et de manière particulièrement visible et provocante. De quoi se demander si la séparation entre le public et le caché a toujours du sens...
Aïe, encore un chapitre à développer...