Chaque matin, chaque soir, je prends le bateau. Et tous les jours, notre bateau se fraie un chemin parmi ces mastodontes qui quittent le port de Hong Kong, aussi gros que des îles avec leur chargement de milliers de containers. Des îles d'acier qui flottent comme par miracle, glissent lentement et lourdement sur la mer, et tracent leur chemin inexorablement vers le large.

Chaque matin, fascinée, je me tords le cou pour les regarder. J'aurais dû faire la marine marchande.