20140329_153520#1

Dans les premiers jours après notre arrivée dans la nouvelle maison, les voisins nous ont dit, très simplement, au détour d'une phrase, que c'était mieux de ne pas laisser la porte du séjour ouverte malgré le beau temps. Les serpents pourraient rentrer. - Ah bon, il y a des serpents? - Non, rien, c'est juste qu'on a vu un cobra passer par là la semaine dernière. Gloups. Ca, on n'en avait pas discuté avec l'agent immobilier. On avait parlé médecin, internet, routes, mais pas cobra. Là, je me suis mise à regarder d'un autre oeil les hautes herbes de part et d'autre des chemins de béton qui nous mènent à la maison. Apparemment les environs sont peuplés de pas mal d'espèces de serpents potentiellement mortels. Mais tout le monde a l'air de trouver ça tout à fait banal. On les laisse tranquilles, et puis voilà. Si vraiment un reptile bloque l'accès à la maison, on peut appeler des gens qui l'attrapent et le relâchent dans la forêt. Ah bon. Soit.

C'est que nous vivons au milieu des bêtes sauvages. L'île est aussi connue pour son troupeau de vaches qui se promène en liberté, sur la route, sur la place du village, dans les jardins particuliers. De temps en temps elles viennent picorer nos fleurs. On croise donc presque tous les jours deux ou trois taureaux, à portée de corne du vélo, mais tout est normal. Juste, se tenir tranquille, ne pas déranger.

Et puis, il y a les oiseaux aussi. Eux, bon, à ma connaissance, ils ne sont pas dangereux. Mais là où en France, on croiserait des moineaux, ici on a affaire à des oiseaux énormes. Les vaches sont presque toujours accompagnées de petites aigrettes. Et surtout, tout Hong Kong est peuplé de rapaces gigantesques (des milans, des aigles?) qui viennent pêcher dans la baie devant nous, ou faire de l'exercice sous les fenêtres de mon bureau.

Et je ne parle même pas des lézards qui se promènent dans la chambre le soir. Ou des araignées...

Décidément il me faut un bouquin sur la faune et la flore de Hong Kong.