Voilà, nous avions trouvé notre super maison. Et comme notre location temporaire touchait à sa fin, il nous restait dix jours pour emménager, dans une maison totalement vide, avec nos cinquante kilos de bagages, et le container quelque part dans l'Océan Indien.

Samedi: Signature du contrat de location et remise des clés. Un petit tour en bateau, une belle promenade en famille à la campagne, un petit café en terrasse, et puis retour.

Dimanche: IKEA. Bien sûr. On pourra discuter plus longuement un jour des options disponibles dans le coin, mais bon, là c'est l'urgence. On prend les mesures, on hésite. On change bébé sur un bureau de démonstration. On donne le biberon sur un fauteuil de démonstration. Et puis il se fait tard, on n'a rien acheté, on repart.

Lundi: Boulot. 16h: Ikéa. Je passe commande. Ikéa ne livre pas avant trois semaines sur l'île de Lantau. Il faut un permis spécial pour y circuler en véhicule motorisé, du coup ils rassemblent toutes les commandes et les livrent chaque dimanche, avec liste d'attente. Mais là, il est hors de question d'attendre trois semaines en dormant par terre. Je demande donc à ce que les meubles nous attendent au dépôt, samedi matin, et on viendra les chercher nous-même. Comment, on ne sait pas encore.

Mardi: Boulot. 17h: Coups de fil, forums sur Internet, emails. A la recherche du déménageur capable de faire entrer un véhicule sur l'île de Lantau. Et qui soit disponible samedi. On reçoit des prix. On hésite un peu.

Mercredi: Boulot, avion. Cette semaine-là, je devais me rentre à Pékin pour deux jours. Départ mercredi soir, retour vendredi soir. Avec mon tire-lait. Pendant ce temps-là, mon cher et tendre confirme la livraison, entre deux biberons.

Vendredi soir: Retour. Tétée. Soulagement. Dodo.

Samedi matin: Préparation des bagages, qui sont passés de 50 à au moins 90 kilos, ou du moins j'en ai l'impression. Le camion arrive, il charge les bagages et mon homme, et s'en va faire le grand tour de Hong Kong et des nouveaux territoires en passant par le dépôt Ikéa. Il arrivera presque deux heures plus tard à destination. Mon homme monte les meubles et rentre à l'appartement.

Dimanche matin: Bagages. Il en reste encore, comment est-ce possible. Et puis c'est le déménagement. Aller simple sur le ferry, avec la poussette remplie à ras bord, et au moins dix sacs en plastique remplis du bric à brac indispensable qui ne tenait nulle part.

Dimanche soir. Nous voilà tous les trois dans une grande maison de trois étages, avec un lit de parents, un lit de bébé, une table, quatre chaises et deux paires de rideaux (super important). Voilà, c'est chez nous.

Ce soir-là, il s'est mis à pleuvoir et je crois bien que ça a duré une semaine.